Test de la Nintendo Switch

Mon avis complet

Officiellement disponible depuis le vendredi 3 mars 2017, la Nintendo Switch n’a cessé de faire parler d’elle ces derniers mois ! Autant par son concept innovant permettant d’aborder le jeu vidéo sous un nouvel angle que par les inquiétudes techniques et son faible catalogue de jeux au lancement. Ce nouveau concept parvient-il à séduire après dix jours d’utilisation ? C’est ce que nous allons découvrir !

En tant que passionné de jeux vidéos, la sortie d’une nouvelle console est toujours quelque chose que l’on attend avec impatience, surtout lorsqu’il s’agit de Nintendo. Dans mon métier de webdesigner à Bordeaux j’ai régulièrement la chance de travailler dans le secteur des jeux vidéos, comme par exemple avec le studio Old Skull Games, et la sortie de la Nintendo Switch me donne une nouvelle fois une bonne raison d’allier travail et loisirs ! Ce premier article ouvre mon blog dans lequel je reviendrai régulièrement sur l’actualité vidéoludique et du web !

Connue depuis longtemps sous le nom de code « NX », la Switch signe en 2017 le retour très attendu de Nintendo. Après l’incroyable succès de la Wii et le flop de la Wii U, proposer une console novatrice et un concept qui séduirait le grand public n’était pas une mince affaire. Vendue à plus d’un million et demi d’exemplaires lors de sa première semaine de sortie et à 105.000 exemplaire en France lors du premier weekend de commercialisation, la Switch semble bien partie pour être un véritable succès. Présente depuis presque deux semaines à la maison, découvrons ensemble ce que la nouvelle console de Nintendo nous réserve !

Le contenu de la boite

Avec tout ce qu’il y a à l’intérieur les autres constructeurs nous ont habitué à des choses plus imposantes. Le packaging est très bien fini, pratique et va à l’essentiel. Au menu on retrouve donc la console, un Joy-Con gauche et un droit, deux dragonnes Joy-Con, le dock, un câble HDMI d’1m50 (le même que celui de la Wii U), un chargeur secteur USB-C avec une longueur de câble d’1m50 et enfin le manuel d’utilisation qu’on lira bien évidemment avec passion !

Contenu boite Nintendo Switch gris

La console

La Switch est étonnamment petite ! Au déballage on s’attend inconsciemment à quelque chose de plus grand, peut-être parce que l’on est habitués aujourd’hui aux grands smartphones, aux grandes tablettes et que nous avons eu l’habitude de voir dans la presse la console avec des Joy-Con clipsés. Nous sommes ici face à quelque chose de simple, de symétrique, de dense et qui inspire confiance, à mille lieux de ce qu’était le Gamepad de la Wii U avec ses formes arrondies et son plastique brillant cheap. On ne s’attend tout simplement pas à cela car c’est un appareil nouveau, fondamentalement Nintendo n’invente rien au niveau technique, mais mis en situation comme cela, il s’agit bien là d’un de quelque chose d’unique. Un modèle de sobriété, qui fait plus penser à la Surface Pro au niveau du design qu’à un iPad. On sent que le parti-pris était celui de la raison, des matériaux faits pour durer sans non plus être dans l’excellence de finition d’un appareil Apple, pas trop grand ni trop petit, pas trop épais sans non plus être fin, un certain poids sans non plus être une brique.

Console Nintendo Switch carton

L’écran est très bon, sans être par exemple au niveau d’un iPhone 7 pour ce qui est de la luminosité, du traitement anti-reflets ou encore du contraste des couleur et de leur étalonnage (pour les habitués de Samsung… ? ), on est sur quelque chose de vraiment sympa, on sent une fois de plus la volonté de Nintendo : il faut réaliser un produit fonctionnel et surtout abordable. Pour comparaison, l’écran enterre littéralement ceux de la 3DS et celui de la Wii U et c’est tant mieux ! À l’heure où les smartphones sortent des résolutions QHD ou encore de la futile 4K sur leurs écrans de 5,5″, j’avais peur du rendu d’un écran de « seulement » 720p sur une dalle de 6,2″… force est de constater que Nintendo a fait le bon choix. Pourtant habitué aux écran dits « Retina », à distance d’utilisation normale l’interface est propre, lisse et le tout est agréable à regarder. Même constat positif en jeu, l’aliasing venant principalement du manque de post-traitement gourmand en ressources plutôt que de la résolution de l’écran. C’est donc la résolution idéale qui permet d’assurer le confort de jeu sans en faire pâtir l’autonomie.

En utilisation nomade la console est très agréable à tenir en main, on a l’impression d’avoir une GameBoy Advance géante. Elle ne chauffe pas ou peu, elle sait rester silencieuse et il faut vraiment poser l’oreille sur l’aération pour entre un léger souffle. On a vraiment l’impression d’avoir une console portable pour adulte, confortable tout en restant transportable. Au niveau de l’autonomie, mes impressions sont cohérentes par rapport aux annonces de Nintendo et aux résultats des magazines. L’avantage est que pour une fois nous ne sommes pas enfermés dans un système propriétaire, Nintendo a choisi le standard USB-C qui tend à se développer. N’importe quel câble USB-C est donc à même de recharger la console ! Le chargeur secteur de base envoie du 15V/2.6A, j’ai testé la recharge avec un chargeur secteur d’iPhone, un gros d’iPad, un Aukey à triple sortie et l’ordinateur… tout fonctionne ! La vitesse de recharge dépend du niveau de sortie du chargeur, lorsque la console est éteinte ce n’est pas un problème mais ça peut l’être lorsqu’on est en train de jouer, la console consommant plus que ce qu’elle reçoit, elle continue donc à se décharger, plus lentement. Le chargeur officiel est vendu à 30€, vous aurez vite fait de prendre un bon chargeur dans les 15/20€ et un câble USB-C à moins de 10€, ça vous servira aussi pour le téléphone et autres appareils !

Au niveau des défauts… il n’y en a pas de réels. On pourrait vouloir améliorer l’ergonomie des boutons de volume et on/off, ils sont trop près les uns des autres et l’ont ne fait pas assez la différence entre les trois lors d’une utilisation rapide étant donné qu’on ne les voit pas une fois la console en main. Console en main la prise casque serait mieux en bas mais cela poserait problème lors de l’utilisation debout sur une table ou sur le dock. En parlant de son… pas de support d’un casque bluetooth, c’est vraiment dommage car bien pratique une fois que l’on y a pris goût. Pas de caméra, elles ne servent quasiment pas sur 3DS mais vu le format de la console, une caméra aurait pu ouvrir la porte à de futures applications plus orientées « tablette » (photos, vidéos, chat en ligne, Snaps…) ou mieux encore, à de la réalité augmentée ! Ce n’est pas grave en soi, mais c’est dommage de la priver de telles évolutions futures.

Les Joy-Con

La console en elle-même n’est pas la seule à paraître petite, les Joy-Con sont… déroutants ! On les imaginait petits, mais rien ne remplace le fait de les avoir en main. Ils sont en plastique d’une étonnante douceur, très agréable en main, leur finition mat ne prend pas les traces de doigts. J’aurais préféré des sticks analogiques en creux plutôt que légèrement bombés mais leur tenue est tout de même bonne. Les boutons, bien que petits, sont fermes et répondent eux aussi à la perfection. Bien qu’offrant un simple clic, les gâchettes ZL et ZR sont très agréables et prennent la forme des index, on ne peut pas dire la même chose des boutons L et R sont ne sont pas très pratiques à atteindre et demandent une petite gymnastique d’adaptation.

Joy Con gris et couleur Nintendo Switch

Le point fort des Joy-Con réside dans leur polyvalence ! Ils peuvent servir attachés à la console, clipsés sur le support Joy-Con lorsque l’on joue console sur table ou dans le dock, et enfin séparément clipsés aux dragonnes. Cette dernière option permet dès la sortie de la boite de jouer à deux, chose assez rare de base avec les consoles qui sont généralement vendues avec une seule manette ! Lorsqu’on les utilisent séparément, les Joy-Con proposent une ergonomie correcte mais perfectible. Ils sont petits, le placement des boutons n’est pas le même entre la manette gauche et la droite. On comprend bien vite qu’il s’agit là d’une solution d’appoint pour jouer entre amis sur le pouce, les longues sessions à plusieurs mériteront bien une seconde paire de Joy-Con ou même le Pro Controller.

Un point qui m’a semblé déroutant au début, les boutons A/B/X/Y ! Depuis plus de 10 ans je me suis habitué aux manettes de Xbox, devenues aujourd’hui le standard sur PC, avec le A en bas/B à droite et le Y en haut/X à gauche, le Steam Controller et de nombreuses manettes reprennent cet agencement. J’avais tout bonnement oublié que Nintendo fonctionnait à l’envers, les boutons A/B et X/Y sont inversés, c’est en ressortant ma vieille manette de SNES que j’y ai en effet retrouvé le même agencement qui se faisait à l’époque.

Au niveau des fonctionnalités sortant de l’ordinaire, on peut noter le gyroscope qui transforme les manettes en sorte de Wiimotes avec une très bonne précision, les vibration HD qui sont des vibrations plus poussées et précises que les classiques, un peu à la manière du Taptic Engine d’Apple ou du retour haptique que donne les controllers du HTC Vive. Une caméra infrarouge à détecteur de mouvements est présente dans le Joy-Con droit, je n’ai malheureusement pas encore eu l’occasion de l’exploiter. De bonnes innovations, bien intégrées, mais qui selon moi ne justifient pas le tarif assez incroyable de 79€… Nintendo veut nous vendre cela façon « technologie de pointe », remettons les choses en place : il s’agit de petites manettes en plastique, avec des technologies actuelles de base et qui de surcroît ont une antenne bluetooth faiblarde dans le Joy-Con de gauche… Le Steam Controller, hors capteur infrarouge, intègre tout cela + deux trackpad tactiles, pour une 50aine d’Euros… 😉

Housse de protection & film écran

Nintendo propose ce qu’ils appellent le « Set d’accessoires Nintendo Switch« , regroupant dans un bundle une housse de transport et un film de protection d’écran, le tout pour 20€ ! Plutôt correct ?

Nintendo Switch dans sa housse

Pour ce tarif, tout est fait dans la discrétion : la housse est de bonne facture avec des finitions impeccables, l’extérieur est en synthétique lisse et mat avec le logo « Nintendo Switch » à l’avant et « Nintendo » à l’arrière qui ressortent en brillant. Bonne nouvelle, la surface ne prend pas les traces de doigts ! Je regrette juste que les attaches de la fermeture éclair soient si discrètes, pas de logo Nintendo gravé ni de couleur rouge. L’intérieur est quant à lui recouvert d’une texture douce évitant ainsi de rayer la console et d’un système de dock permettant de maintenir la console debout sans l’enlever de la housse. Cette partie est également pourvue d’un filet pour y ranger deux dragonnes Joy-Con ou un petit câble USB et une bande élastique pour maintenir 5 cartouches de jeu. Cette partie pliable offre une couche de protection supplémentaire pour l’écran lorsque la housse est fermée, on ne sait jamais, ça peut servir !

MAJ : Après un mois d’utilisation, la pochette de transport pour Nintendo Switch est toujours en parfait état, elle résiste aux transports dans mon sac et à l’extérieur. Elle remplit donc à merveille sa fonction, je n’ai qu’une hâte, utiliser le système de rangement pour cartouches de jeu avec la sortie en fin de mois de Mario Kart, Zelda va prendre un peu de repos ! Mon avis pour cette housse Nintendo Switch : mes impressions sont confirmées, très positif, un achat que je ne regrette définitivement pas ! 🙂

J’ai lu des avis mitigés sur Amazon & co à propos cette housse… À tord ! On parle bien ici d’une housse et non d’une case ou d’une malette rigide… Elle sert donc à protéger des petits chocs/pressions, des éraflures ou encore la poussière, pas à résister à une expédition en Amazonie, à une chute du dixième étage ou encore à des gamins terribles ! Parfaitement adaptée au concept « On The Go », elle permet de ranger sa console vite fait, sans détacher les Joy-Con et de glisser le tout dans son sac à dos pour partir. Le fait qu’elle ne dispose que d’emplacements de rangement limités lui donne une épaisseur qui n’est que de 3cm, on ne la sent pas dans le sac. Sur ce coup, Nintendo à visé juste !

La protection d’écran est fournie avec une notice de pose ainsi qu’un adhésif pour nettoyer l’écran avant l’installation. Je complèterais cet avis prochainement.
MAJ : Je l’ai installée depuis deux semaines et ce n’est que du bon ! La pose de la protection d’écran s’effectue sans difficulté, le plus important est de garder l’écran parfaitement propre, sans aucune poussière, la notice est très claire et tout se fait en deux étapes, moitié par moitié, il ne faut pas hésiter à bien coller à l’aide d’un chiffon doux pour éviter les bulles d’air. Le tout s’adapte parfaitement, elle n’a pas l’air de rayer à l’utilisation, parfaitement transparente elle ne gène pas lorsque l’on joue et se fait très vite oublier. Je ne pense pas qu’elle aide grandement à protéger l’écran de la casse en cas de chute, c’est plutôt le rôle des protections d’écran en verre, mais pour une utilisation normale elle sera parfaite. À ma grande surprise, elle vient même atténuer un « défaut » de l’écran de la Switch, la protection atténue les reflets sur l’écran 🙂 Mon avis pour cette protection d’écran Nintendo Switch : parfaite, pour le prix du bundle vous auriez tord de vous en priver !

L’interface

Fidèle à ses habitudes, Nintendo nous offre ici une interface simple, claire et extrêmement réactive. Au niveau du design tout est harmonieux et cohérent, chaque détail est immédiatement compréhensible et la navigation se fait avec plaisir. On est ici devant quelque chose de minimaliste, presque dépouillé. L’agencement global montre que pour le moment la Switch est uniquement dédiée au jeu. L’arrivée future et confirmée de Netflix, Hulu et Amazon devrait, je l’espère, être accompagné d’une refonte de l’accueil afin de bien segmenter la partie jeu de la partie services de VOD et, espérons-le, de nombreux autres types d’applications ! L’interface blanche proposée par défaut est très réussie, j’ai toujours eu un faible pour les interfaces claires, mais Nintendo a eu la bonne idée de proposer une interface sombre (c’est assez rare pour le souligner) et c’est finalement celle vers laquelle je me suis tourné. Les tons sombres reposent la vue, c’est encore plus vrai console sur dock, le thème clair sur ma TV de 55″ explose littéralement les yeux !

L’accueil regroupe les utilisateurs inscrits sur la console, l’état du contrôle parental, l’heure, le wifi et la batterie. En dessous une grande partie est dédiée aux jeux, présentés sous forme de tuiles permettant de lancer le jeu et d’avoir accès à leurs paramètres respectifs. En dessous on retrouve le menu de la console avec les Nouvelles, le Nintendo eShop, l’Album, les Manettes, les Paramètres et la Veille.

Les Nouvelles présentent toutes les infos à connaître sur la console, chose très pratique au premier déballage ! On y retrouve des mini tutos sous forme de dessins et mises en scènes des personnages des franchises Nintendo, très réussi. On y retrouve également, et c’est ce à quoi servira réellement ce menu par la suite, les infos et promos sur les derniers jeux sortis, les événements, des vidéos et bien plus encore. En somme, un condensé d’informations sur la Nintendo Switch !

Le Nintendo eShop est tout simplement le portail en ligne de la Switch. Il présente le catalogue de jeux dispos en dématérialisé, on y retrouve donc les jeux également dispos en version boite à 49,99€ (Zelda à 69,99€…), les jeux indépendants entre 9,99€ et 24,99€ et les jeux Virtual Console à 6,99€. Pour le moment tous les titres du lancement y sont, des jeux indépendants comme Fast RMX, Snipperclips, Shovel Knight, Othello… sont de la partie, et des jeux de NeoGeo pour les anciennes consoles. Le store n’est pas très fourni pour le moment, mais Nintendo a d’ores et déjà annoncé plus de 60 jeux indépendants pour cette année (beaucoup sont déjà présents sur Steam), et de gros titres arrivent eux aussi. Ce menu nous permet également d’entrer un code pour déverrouiller un jeu.

L’album rassemble l’ensemble des screenshots effectués grâce à la touche capture d’écran. On pourra modifier les images, les annoter et les partager sur les réseaux sociaux. Lors d’un partage sur Twitter par exemple, le hashtag du jeu #BreathoftheWild et celui de la console #NintendoSwith sont automatiquement ajoutés, le clavier offre l’autocomplétion mais pas les emojis. Voir le tweet

Les Manettes affiche l’ensemble des manettes connectées, leur niveau de batterie, la possibilité d’en synchroniser de nouvelles ou de changer leur fonctionnement. Pratique et simple comme tout !

Dans les Paramètres on peut retrouver l’assistance, le mode avion, les réglages de luminosité de l’écran, son verrouillage, le contrôle parental, les réglages réseau, la gestion du stockage et des données, les utilisateurs enregistrés, l’outil de création/modification des Mii, les amiibo, les thèmes qui sont pour le moment aux nombre de deux : un clair et un foncé, les notifications, la veille, et les paramètres de manettes, sortie TV et console.

Enfin, la Veille propose de mettre la console dans ce mode, chose qui est aussi accessible directement depuis le bouton Home.

La gestion des utilisateurs se fait au lancement d’un jeu ou d’une application, je regrette que la console ne nous loggue pas de manière fixe dans une session avec nos paramètres personnels (par exemple untel utilise l’interface claire, l’autre la foncée…). Avec l’arrivé de nouvelles choses sur la console, ce fonctionnement risque de devenir plus confus que pratique.

Profil Nintendo et multijoueur

Les comptes Nintendo ont enfin été revisités dans une seule et même interface, exit l’identifiant Nintendo Network et bienvenue à My Nintendo ! Initié par Miitomo et conforté par Super Mario Run et Fire Emblem Heroes, ce nouvel espace utilisateur regroupe tout le futur de Nintendo. On peut s’y connecter à l’aide d’un compte dédié ou bien Facebook / Google / Twitter et l’on y retrouve les détails de notre compte, le contrôle parental et les achats. Car oui, bonne nouvelle, les achats ne sont plus liés à la console comme auparavant sur Wii U et 3DS, ils sont liés au compte Nintendo et pourront donc nous suivre indépendamment de la console. Le Club Nintendo laisse aussi sa place au profit du nouveau programme de récompenses. Il est encore trop tôt pour y voir des offres intéressantes et quelque chose pour la Switch, attendons pour juger ! J’espère que tout cet ensemble proposera au fur et à mesure de nombreuses options sur le web, un peu à l’image du site Xbox.

Le contrôle parental est gérable via une application dédiée, Nintendo le présente très bien dans sa vidéo avec Bowser. Tout fonctionne très bien et c’est un gros plus pour les familles. Personnellement, je m’en sers pour connaître le nombre d’heures jouées sur chaque titre.

Le multijoueur est lui aussi de la partie, rien sur Zelda malheureusement mais j’ai néanmoins pu l’essayer sur FastRMX et tout fonctionne. La liste d’ami est de retour… avec les Codes Ami, on s’en serait bien passé. Ici Nintendo s’est contenté du minimum et c’est bien dommage. Où sont les succès ?? Récompenser le joueur pour ses actions et donner un indice sur l’avancement du jeu ajoute une part très sympathique au jeu, que ce soit pour la compétition pure, les défis entre amis ou tout simplement le fun, il est toujours sympa de débloquer quelque chose. Steam, le Xbox Live et le PSN ne s’y sont pas trompés, c’est aujourd’hui un incontournable !

Pas de profil de joueur détaillé, de bio comme il y en avant sur Wii U et d’autres infos… bilan, lorsque quelqu’un nous ajoute, la page est tristement pauvre en renseignements. Autre chose incompréhensible, la quasi totalité de votre liste d’amis en ligne joue à Zelda… ok, et ? Pourquoi ne pas avoir intégré des phrases adaptées comme sur Xbox Live ? Une mention Joue à : The Legend of Zelda : Breath of the Wild « Se balade dans le village Cocorico » ou « En exploration dans le donjon Zora Vah’Ruta » rendrait le tout beaucoup plus sympa.

Afin de soutenir le développement du service en ligne, Nintendo va le rendre payant à l’automne, apparemment une 20aine d’Euros maximum par an, ce n’est pas un souci en soi et la démarche est compréhensible si le service est de qualité. Nintendo nous a par le passé démontré qu’il était capable de faire les choses bien avec par exemple le multijoueur de Mario Kart 8 qui était fonctionnel et bien fichu. Aujourd’hui on peut aller beaucoup plus loin et c’est un minimum ! Quand on voit la richesse du Live ou encore l’immensité que constitue le Workshop/Discussions/Marché de Steam… Nintendo a intérêt à mettre plus que les bouchées doubles pour proposer quelque chose à la hauteur. C’est un point essentiel, pas une option.

Les jeux

Une des chose les plus importante lors de la sortie d’une nouvelle console… le line-up de lancement ! Impossible d’échapper à The Legend of Zelda : Breath of the Wild, mais après ? Force est d’avouer que c’est un peu pauvre ! À l’image d’un Halo sur Xbox, Zelda constitue à lui seul une raison d’acheter la console, heureusement que Nintendo peut compter sur lui car pour le moment, c’est le seul gros jeu en version boite qui vaut réellement le coup. L’eShop est désespérément vide, on aurait aimé y retrouver quelques jeux indépendants supplémentaires (heureusement ils arrivent !) et la Virtual Console pour se refaire un bon vieux Mario 64 par exemple. Avec Nintendo la patience semble être une vertu.

Les jeux version boite se présentent sous forme de cartouches, style carte SD au format propriétaire, c’est un bon choix car facile à transporter et relativement solide. Pour la petite anecdote, mon ami Tom Breton a léché une cartouche… et effectivement le goût est horrible 🙂 La console dispose de 25,9Go de stockage interne, largement suffisant pour les sauvegardes et applis (pour le moment), ce stockage peut être étendu grâce à une carte micro SD, on peut donc y rajouter 64Go ou 128Go à moindre frais.

Nintendo a un nombre incroyable de licences, espérons que tout cela arrive vite. Mario Kart 8 Deluxe arrive en fin de mois prochain, Splatoon 2 cet été et le très prometteur Super Mario Odyssey à la fin de l’année, c’est déjà pas mal pour la première année. Espérons que des licences oubliées comme F-Zero, dont le dernier épisode F-Zero GX sur GameCube date de juillet 2003, feront leur grand retour ! Super Smash Bros, confirmé par Reggie Fils-Aimé (directeur de Nintendo of America), attend sa date de sortie, et on est pas à l’abri de nouvelles annonces à l’E3 en juin comme un Pokémon.

Big N ne joue clairement pas dans la même cour que Sony ou Microsoft au niveau des jeux, mais tout me laisse penser que bon nombre de licences trouveront leur place et seront ainsi valorisés par leur présence sur Switch, l’échec de la Wii U a porté préjudice a de nombreux jeux qui n’ont pas eu l’accueil et le public qu’ils méritaient, Mario Kart 8 en est le parfait exemple et nul doute que la Switch viendra corriger cela.

Parmi tous les jeux sortis, voici un aperçu des quelques uns qui m’ont plu.

The Legend of Zelda : Breath of the Wild

L’incontournable de la Switch, ce nouvel épisode de Zelda est le fer de lance de la console et le restera pour un moment. Nintendo a revu de fond en comble la licence et propose une nouvelle vision de ce qu’est Zelda, plus contemporain dans les détails : les donjons sont rétro/modernes, Link a une tablette !, mais aussi dans le gameplay : le jeu bien que scripté (il faut quand même tenir la trame de l’histoire) propose un monde ouvert, le joueur est libre d’aller et venir comme il le souhaite, grimper aux arbres, aux rebords et carrément aux montagnes. C’est un peu déroutant au début, mais on ne s’y trompe pas, les personnages, les villages, les monstres, les armes, les principes de gameplay et bien évidemment la musique, tout est là ! Un bon coup de jeune et une belle prise de risques dont la licence avait bien besoin.

Au niveau visuel le jeu est très agréable, les personnages expressifs, l’environnement enchanteur. Pour ce qui est de la technique, l’aliasing est à mon goût un peu trop présent, il en est de même pour les chutes de framerate lorsqu’il y a trop d’animations en jeu, ce n’est pas grave mais c’est dommage. Tout ceci est dû à la puissance de la Switch, mais peut-être aussi au fait que le jeu était à la base exclusif Wii U, en partant de la base d’une autre console on aura jamais quelque chose d’aussi bien optimisé qu’un vrai jeu natif pensé à 100% pour la console. Je ne vais pas m’étaler plus sur ce jeu, la presse en a parlé en long et en large, et ce n’est pas pour rien que le jeu a obtenu un score Metacritics de 97/100, le classant directement dans le Top 10 des plus grands jeux de l’histoire. En résumé, vous voulez une Switch ? Il vous faut ce Zelda !

Fast RMX

Fast RMX est un jeu de course futuriste avec des vaisseaux antigravité développé par le studio allemand Shin’en. À l’image de F-Zero, le jeu propose de nombreuses pistes et univers avec différents modes proposant des courses de 1 à 4 joueurs en local et jusqu’à 8 en ligne. Pas de bonus, juste de la course. Les pistes regorgent de boules de boost et de zones de couleurs, on peut en effet alterner la polarité du vaisseau entre bleu et orange pour passer les obstacles qui viennent à nous. Assez déroutant au départ, ce système apporte du rythme au jeu et nécessite de bien appréhender les tracés.

Visuellement très plaisant, le jeu tourne sans broncher à 60fps et propose des environnements variés avec de nombreux effets de lumières et conditions météorologiques. Les adversaires ne sont pas en reste et sauront se montrer rapides et agressifs. Je publierai prochainement un test complet du jeu revenant plus en détail sur tout cela. Une mise à jour prochaine ajoutera le mode « Time Attack » ainsi qu’une option permettant de créer un lobby entre amis pour jouer en ligne.

Le principal défaut de Fast RMX ? C’est tout simplement qu’il ne s’agit pas de F-Zero… Le jeu est bon, joli, très sympa, mais Captain Falcon, les vaisseaux et les musiques légendaires de la franchise manquent cruellement. Espérons que Nintendo sorte un nouvel épisode ! En attendant, Fast RMX reste un des jeux incontournable du lancement de la Switch, fan du genre, vous pouvez y aller les yeux fermés !

Snipperclips

Snipperclips – Les deux font la paire, est un petit jeu se jouant seul ou jusqu’à 4 joueurs. Il s’agit du premier jeu disponible en démo sur l’eShop. Proposant univers tout en dessin et papier avec les personnages Snip et Clip, le but est de trouver en coopération la solution du niveau proposé, il peut s’agir de remplir une forme géométrique à deux, mettre un panier de basket, trouer des ballons. Chaque scène est différente et On trouve également des mini-jeux en vs consistant à marquer un maximum de paniers dans Basket-ball, à faire rentrer le palet dans la cage de vos adversaires en Hockey ou un combat à deux dans le Dojo.

La prise en main est excellente, la paire de Joy-Con prend tout son sens avec ce jeu. Je n’ai pour le moment testé que la démo à deux joueurs, le pack Joy-Con de couleur avec un code pour déverrouiller le jeu complet arrive bientôt, je mettrais à jour l’article avec un retour plus concret, mais à première vue le jeu semble pas mal !

Conclusion

Avec la Switch, Nintendo arrive à proposer un concept original, pertinent et plaisant au quotidien. Elle ne remplace pas une Xbox One ou Playstation 4 et encore moins un vrai PC gamer… c’est justement ça qui est le plus intéressant ! Exit la course à la puissance que les consoles de salon ont depuis longtemps perdu (la Xbox Scorpio qui sortira fin 2017 est annoncée à 6 TFLOPs de puissance de calcul brut alors que la nouvelle carte graphique GTX 1080Ti de Nvidia culmine déjà à plus de 11 TFLOPs…). La Switch se place idéalement en complément de tout cela. Uniquement joueur sur PC depuis un moment, j’y trouve mon compte. Nintendo arrive à ramener les souvenirs des bons moments passés sur SNES, 64, Gamecube ou encore Wii dans une GameBoy géante qu’on aurait rêvé avoir étant gamin ! Jouer sur la TV du salon bien installé au fond du canapé, continuer sa partie au lit, dans les transports ou chez des amis, tout ça est désormais possible.

La Switch a l’avantage de pouvoir proposer de nombreuses grandes licences du jeu vidéo. Avec des personnages emblématiques comme Mario, Luigi, Yoshi, Link, Donkey Kong, Wario, Kirby et des séries comme Super Smash Bros, Mario Kart, Mario Party, Pokémon, F-Zero, Metroid, Star Fox, Animal Crossing, Pikmin, Splatoon… pour ne citer qu’eux. Même si le line-up de sortie est léger, Nintendo a de quoi proposer une incroyable liste de grands jeux pour les années à venir, aussi bien en rétro-gaming avec la console virtuelle qu’en nouveaux jeux !

On peut regretter l’absence de fonctions multimédia comme un lecteur audio/vidéo ou l’absence d’applis médias comme un navigateur internet, Spotify, les réseaux sociaux… ou encore l’absence de services de VOD. La Switch aurait pu faire une bonne petite tablette d’appoint. À l’heure actuelle, la console est essentiellement orientée jeu, espérons que cette position s’assouplisse avec le temps.

Techniquement, il s’agit d’une console portable de salon, le rendu en 1080p est bon, mais pas incroyable pour le moment. Ce n’est pas grave mais c’est dommage, surtout pour ce foutu aliasing. Cela ne gène en rien sur un Mario Kart 8 Deluxe qui est superbe, mais, à l’image de Zelda, risque d’être bien visible sur Super Mario Odyssey. Peut-être que plus tard Nintendo proposera un dock « Pro » avec des fonctionnalités graphiques avancées déportées dans le dock, donnant ainsi un coup de boost au jeu en mode TV.

Pour conclure, la Switch est la console idéale pour vous accompagner partout ! Tout a été conçu et réfléchi avec soin, même avec quelques léger défauts on prend plaisir à l’avoir avec soi et à y jouer, tout en sachant que que le meilleur reste à venir. Elle représente un passage obligé pour tout fan de Nintendo, pour les autres, je vous invite vivement à l’essayer car d’ici la fin de l’année la Switch sera une console incontournable.

Showing 5 comments
  • jesus2099
    Répondre

    Je trouve la gestion des utilisateurs vraiment géniale par rapport à ma PS3 sur laquelle je suis obligé de faire tout un tas de manips pour passer de ma partie à celle de mon fils.
    Sur Switch, on peut même visiter l’eShop avec un compte japonais sans quitter sa partie de Zelda sur son compte principal.

    Même chose pour le contrôle parental, inutilisable sur une PS3 partagée où toutes les icônes sont masquées et où il faut parcourir x menus pour la désactiver puis x menus pour la réactiver.
    Sur Switch, c’est quasiment instantané et c’est testé réellement en pratique. Et pas besoin de l’appli mobile.

    • Brad
      Répondre

      C’est vrai que niveau simplicité, Nintendo a fait fort ! 😉

  • Saturax
    Répondre

    Super test ! Le Zelda a l’air énorme, à voir encore les autres jeux qui sortirons dessus.

  • Tom Breton
    Répondre

    Salut !
    Merci pour cet article test qui m’a aidé à savoir concrètement si je devais acheter la Nintendo Switch ou pas. Je ne regrette vraiment pas mon achat !
    En ce qui concerne les jeux, mon choix s’est surtout porté sur Zelda breath of the wild. Le gros avantage de ce titre, c’est la liberté de mouvement. Mais c’est aussi à double de tranchant, j’ai perdu beaucoup de temps à escalader des falaises.
    J’ai aussi pris la housse de protection officielle Nintendo afin de pouvoir la transporter sans encombre. Avec cette console, j’ai repris goût à jouer sur une console portable, sensation que je n’avais retrouvée depuis Pokemon jaune sur GameBoy.
    Pour la suite, je pense que l’on attend tous Mario Kart pour pouvoir jouer à plusieurs 😉

  • Sifhel
    Répondre

    Je n’ai pas encore craqué pour cette console. Il faut dire que j’avais acheté la Wii U pour ce fameux Zelda justement. Du coup je m’en suis tenue au plan de départ et le jeu est loin d’être moche même sur Wii U. J’attends de voir quels seront les autres jeux qui arriveront dans les années à venir, ce qui déterminera mon achat ou non. Cela dit tu m’as presque donné envie de l’acheter 🙂

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